L’association Hasdei Naomi a lancé un projet spécial en préparation de la Journée internationale de commémoration de la Shoah
Alors que le monde commémore aujourd’hui la libération des camps de la mort en Europe, des rescapés de la Shoah en Israël lancent un appel urgent aux Juifs de la diaspora : « L’antisémitisme en 2026 est pire qu’il ne l’a jamais été. »
Les rescapés de la Shoah sont notre guide moral, et leur message en ce jour est clair : « Rentrez chez vous, en Israël, maintenant.»
Regardez les témoignages poignants et le message lancé aux générations futures
« Pour nous, Israël était un miracle. »
Joséphine réalise aujourd’hui le rêve de ses grands-parents Avraham et Sarah qui ont survécu à la Shoah. Alors que ses grands-parents paternels ont péri faute de protection, elle observe notre réalité actuelle avec une douleur mêlée d’espoir.
« À l’époque, nous n’avions ni armée ni terre », explique-t-elle, « et aujourd’hui, avec un État et une armée forte, nous ne pouvons plus nous permettre ces conflits internes.»
Pour elle, le 7 octobre est non seulement une tragédie, mais aussi un appel à l’unité. Elle s’est tournée vers sa famille restée à l’étranger : « Si vous avez peur de venir, envoyez au moins les enfants. » Elle attend toujours une réponse, mais elle garde la conviction que notre force réside dans l’union.
" Nous sommes arrivés en Israël et avons embrassé la terre "
Tsivia se souvient des jours de guerre passés dans un village perdu en Pologne, où sa famille s’est cachée pendant deux ans. « Là-bas, nous ne voyions que la main de Dieu », dit-elle. Lorsqu’elle a immigré en Israël, dans le vieux Beit Shemesh – sans électricité ni gaz – son cœur s’est empli de joie : « Nous sommes arrivés ici, nous avons embrassé la terre, et tout allait bien ! Personne ne se plaignait ! »
Aujourd’hui, elle s’adresse à son petit-fils à l’étranger et à nous tous avec un message particulier : « Apportez ce que vous avez et venez construire ici à partir de rien, afin qu’il y ait un avenir pour vos enfants. »
Puisse son rêve se réaliser : que tous les Juifs rentrent chez eux, que règnent l’amour libre et la paix pour le peuple d’Israël.
Nous pensions que c'était terminé, mais l'antisémitisme d'aujourd'hui est plus effrayant que jamais
À l’occasion de la Journée internationale de commémoration de la Shoah, le témoignage de Menahem Mendel Tsour, un rescapé de la Shoah centenaire, est bouleversant. Dès l’âge de 13 ans, il creusait des tranchées, un travail pénible. « Si nous ne terminions pas à temps, nous étions battus et on ne nous donnait pas de pain », se souvient-il. « La peur était terrible. Dans la rue, on nous traitait de « Dij » et on me battait parce que j’étais juif. »
Aujourd’hui, face à la haine qui sévit dans les rues et sur internet, l’antisémitisme de 2026 semble plus virulent et plus sophistiqué que jamais. Les mots qui ont blessé Menahem enfant reviennent aujourd’hui sous une forme tout aussi violente.
Nous racontons son histoire pour rappeler au monde : l’antisémitisme n’a jamais disparu – il a simplement changé de visage. C’est maintenant à nous de lutter pour nous protéger.
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